Un regard, une signature · Najib Bensbia
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Le MAG du temps qui passe

Culture & Livres · Roman

Et la lumière fût

Livre concerné : Sa banquière · Par : Najib Bensbia

Amghar a compris que, parfois, aimer, ce n’est pas seulement vouloir retenir l’autre, mais savoir le laisser partir avant que le lien ne soit brisé dans la douleur. Que le mystère de la femme, dans sa profondeur insaisissable, est une vérité à laquelle il devrait renoncer, non par peur de l’amour, mais par amour dans son absolue précarité.

Il ferme les yeux, laissant la nuit étendre son voile. Il se fait force de se rappeler de sa Nisrine comme une lumière lointaine qu’il portera avec lui - non pas comme un espoir certain, mais comme une mélancolie nécessaire, un souvenir douloureux et précieux, un écho d’un temps qu’il ne pourra jamais totalement saisir ni oublier.

Amghar sait désormais que l’amour porte en lui une ambivalence irréductible : celle d’aimer profondément, mais aussi, parfois, de nécessairement devoir renoncer. Vouloir posséder, c’est souvent se perdre soi-même et briser ce lien fragile entre deux âmes.